Marie, Ève et les femmes dans les contes des Balkans

Anastasia Ortenzio est de triple culture (italienne, macédonienne et française). Elle a passé les 10 premières années de sa vie en Italie du Sud avant de suivre sa famille en France où elle fait des études de lettres et d’histoire de l’art.

Parallèlement, elle s’initie à diverses techniques d’artisanat (travail du cuir, du cuivre, création de marionnettes, poupées, bijoux…) grâce auxquelles elle découvre avec émerveillement des métiers  qu’elle ignorait : tanneurs, estampilleurs, émailleurs et voyage pour découvrir des fournisseurs de matériaux particuliers (paillettes, strass, métaux de cuivre et d’argent, objets orientaux…). Elle travaille ensuite en tant que responsable pédagogique puis comme consultante en organisation et formation auprès de grandes entreprises et administrations. C’est la découverte d’un autre monde où le temps n’est plus libre, mais comptabilisé. Monde structuré, hiérarchisé, qui devient en lui-même sujet d’étude, tant il est éloigné du monde sans frontières et du temps illimité qu’Anastasia Ortenzio connaissait jusqu’alors.

Parallèlement, elle chante (chœurs classiques avec concerts), écrit, dessine, se passionne pour les mythologies, les contes et les légendes. Les séminaires et les stages de formation qu’elle anime auprès des personnels des entreprises et administrations sont toujours émaillés de contes ou de mythes, qu’elle se plaît à évoquer pour présenter une idée, aborder un thème. C’est sa culture de base!

« Les contes, les rêves, les mythes, sont si profondément ancrés en moi que je n’ai eu conscience que tardivement qu’ils étaient les repères de ma réalité».

Après un cursus littéraire et un 3e cycle à l'IESTO (CNAM), elle conte depuis 15 ans des mythes et légendes de tous les pays. En 1997, elle devient membre de la Société de mythologie française pour laquelle elle effectue des recherches autour des mythologies des territoires de France. En 2005, elle redécouvre les contes et légendes macédoniens. Réalisant que cette culture populaire est inconnue en France et généralement en Occident, elle a traduit une partie de la collecte effectuée au XIXe siècle par de nombreux folkloristes macédoniens et effectue elle-même des collectes auprès de ses proches mais aussi auprès d’ouvriers et de personnes émigrées pour lesquels elle créé dès 2000 des ateliers d’oralité autour du conte.

Elle décide de devenir conteuse dans des musées puis dans des bibliothèques, écoles, théâtres…

Elle écrit des contes aussi bien pour la petite enfance que pour les adultes de même, ses spectacles s’adressent parfois aux uns et d’autres fois aux autres.

Dans les contes des Balkans et notamment dans les contes dits des origines (ou étiologiques), les héroïnes sont souvent malmenées. Elles sont parfois présentées comme des êtres obscurs et inquiétants, sinon maléfiques. Qu’elles soient divines ou humaines, il semble important de contrôler les femmes, et ce dès le début de la création. Afin d’essayer d’en comprendre les raisons, Anastasia Ortenzio se penchera sur trois types de femmes :

Les contes permettent-ils de soulever quelques voiles et peuvent-ils nous éclairer sur la question de la femme dangereuse ?

Livres publiés :

Le 22 janvier 2014 à 18 heures à l'INALCO, dans l’auditorium du Pôle des langues et civilisation, 65 rue des Grands-Moulins, Paris 13e.

Le groupe vocal Jiveli ponctuera cette conférence-contée par des chants.

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